Il semble malheureusement que l'opinion internationale ait déjà détourné son regard de ce pays en crise.
La réalité est que notre soutien à la population de ce pays devrait être sans faille, et suivre une stratégie cohérente sur le long terme pour que la démocratie et les libertés de la presse, de culte, d'expression et d'association soient enfin respectées.
Malgré les pressions diplomatiques, malgré l'action exemplaire d'Aung San Suu Kyi, qui a reçu le prix Sakharov en 1990, malgré la mobilisation de la société civile internationale, la situation ne s'est pas améliorée en Birmanie. Ainsi, les 400 000 moines bouddhistes du pays, parce qu'ils n'ont pas le droit de vote, ne pourront participer au référendum constitutionnel du 10 mai prochain.
Cette situation inacceptable est la preuve que les pressions n'ont pas été suffisantes. Les sanctions à l'égard du régime birman doivent être élargies, tout en visant les élites politiques plutôt que la population. Je me félicite de ce débat aujourd'hui, mais je souhaite surtout que l'action de l'UE s'en trouvera renforcée.
Pour alerter l'opinion publique, demandons à ce qu'Aung San Suu Kyi, qui incarne cette lutte, soit faite citoyenne d'honneur de toutes les capitales européennes. Nous montrerons ainsi notre détermination à promouvoir effectivement les droits de l'homme et la liberté en Birmanie.