D'abord, c'est que c'était le premier grand projet communautaire de colbertisme industriel et qu'il n'était pas facile de faire admettre que l'Union pouvait être propriétaire d'un système de navigation par satellite; cela a donc demandé beaucoup de temps pour obtenir un consensus politique. Ensuite, c'est que le business plan ne pouvait pas être celui qui avait été imaginé au départ, tout simplement parce que le GPS, le grand concurrent, est gratuit et financé à 100% par les fonds publics américains.
Il a fallu surmonter ces deux difficultés initiales, d'abord, s'en rendre compte pour obtenir, sous l'impulsion de la présidence slovène et de Jacques Barrot, un consensus absolument remarquable entre les trois institutions qui nous amène, aujourd'hui, après un trilogue, à un document et à un texte qui marqueront demain le grand lancement de Galileo avant que, samedi, on ne lance le deuxième satellite à Baïkonour.