Les choix politiques du groupe des socialistes sont clairs et ils ont été rappelés: c'est l'Europe sociale. C'est l'Europe pour cette priorité en matière de lutte contre le changement climatique; c'est aussi l'Europe pour l'action extérieure commune. Et, voyez‑vous, quand je vois que la Commission souhaite que la contribution de l'UE à la sécurité et à la stabilité sur la scène internationale soit augmentée, je me demande où l'on va trouver l'argent? Comment réaliser ce vœu pieux? Si nous continuons sur le même mode, nous serons, comme chaque année, mis par le Conseil dans une position intenable: choisir quelle zone du monde sacrifier.
Une quatrième priorité pour nous, c'est le citoyen; voir que la Commission nous dit: il faut placer le citoyen d'abord en 2009. Il est grand temps, parce que notre projet politique, loin du peuple, ne peut pas continuer. Il nous faut donc renforcer tous les échanges, toutes les informations, la communication, mais avec quel argent? Une évidence: les moyens budgétaires font défaut! Les marges disponibles sont déjà préemptées et nous ne savons pas, aujourd'hui, à la commission des budgets, comment financer ces priorités. Nous ne voulons pas sacrifier les priorités anciennes pour mettre en œuvre de nouvelles priorités. Comment allez‑vous faire? Il y a une grande urgence à sortir l'Europe de son magma budgétaire et gestionnaire. Le monde politique évolue à très grande vitesse et nous, en Europe, nous produisons des idées, mais nous n'avons jamais pu adopter nos moyens de mise en œuvre de façon pragmatique aux attentes politiques qui sont, certes, celles du Parlement, mais aussi celles des citoyens.