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Le premier objectif de cette politique devra être de lutter contre la dérégulation des sports professionnels européens.
Depuis l'arrêt Bosman, on assiste en effet au développement d'un véritable capitalisme de marché financier dans le sport professionnel européen, et ceci, en profond décalage avec notre modèle de société et les aspirations de nos concitoyens
On observe aujourd'hui une forte corrélation entre la concentration de revenus des clubs et la concentration de leurs droits de retransmission TV. Il y a tout lieu de s'inquiéter d'une telle concentration financière sur quelques clubs européens, surtout si elle vient à déterminer les victoires sportives.
Le sport n’est pas une activité économique comme les autres et ne peut être laissé aux seules règles du marché!
De ce point de vue je me félicite que le Parlement se prononce en faveur de la centralisation et la vente collective des droits de retransmission par les organisateurs des manifestations sportives en tant que mécanisme de solidarité financière au sein du secteur professionnel de chaque discipline et vis-à-vis du sport amateur. Cela doit devenir la règle au niveau européen!
Car selon les termes du traité de Lisbonne, que je vous rappelle ici, l’action de l’Union vise :
« à développer la dimension européenne du sport, en promouvant l’équité et l’ouverture dans les compétitions sportives. »
La compétition sportive professionnelle cependant ne sera équitable et ne connaitra une saine concurrence sportive et économique, que si la même exigence financière et de bonne gestion est demandée à tous les clubs sportifs.
De ce point de vue, il est urgent de mettre en place une régulation concertée entre les instances sportives compétentes et les institutions européennes afin de garantir l'équité sportive et la stabilité économique et de contribuer à protéger le sport professionnel européen des dérives mafieuses dont il fait l'objet.
Monsieur le Commissaire,
J'ai effectivement déposé un amendement dans lequel nous demandons à la Commission européenne d'encourager une plus stricte application de la disposition du règlement de la FIFA qui interdit les transferts de joueurs de moins de 16 ans au sein de l’UE et que la signature du premier contrat professionnel d’un joueur ait lieu avec son club formateur.
Si ce dernier point constitue au yeux de la Commission une entrave à la libre circulation des travailleurs au sein de l'Union, je tiens cependant à souligner que celle-ci se trouve justifiée par des objectifs d'intérêt général, à commencer par la protection de l’intégrité physique et morale des sportifs, notamment des plus jeunes d’entre eux, tel que le prévoit l'article 149 du traité de Lisbonne.
Je vous remercie |