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Pour remédier à cette situation au moins au sein de l'Union européenne, trois principes doivent nous guider: gratuité, volontariat, anonymat. Si la commercialisation n'est pas possible, le trafic sera plus difficile. Et pour tenter de répondre à cette question fondamentale de la pénurie, comme le souligne le rapport, il faut non seulement mener de véritables campagnes de mobilisation mais aussi davantage sensibiliser les donneurs potentiels. Certains États membres nous ont déjà montré la voie à suivre en la matière.
Rappelons qu'en matière de don du sang, qui souffre de la même pénurie en Europe, nous avions, il y a déjà plusieurs années, demandé que chaque État membre mène des campagnes d'incitation au don du sang. Qu'en est‑il de cette demande? Pouvons‑nous nous appuyer sur cette expérience et l'étendre, voire l'améliorer, pour couvrir également les organes?
Je voudrais cependant souligner deux points qui me posent problème. D'abord, la carte de donneur, non convenable et, ensuite, la question du donneur vivant qu'il conviendrait, à mon avis, de mieux encadrer. Ces deux points soulignent le rôle et la place essentielle que doivent occuper les médecins ou les chirurgiens.
Enfin, dans ce rapport, il est fait référence aux possibilités thérapeutiques offertes par l'utilisation des cellules souches adultes. Je voudrais aussi mentionner les perspectives présentées par le sang du cordon ombilical dans le traitement des cancers du sang et ce, en substitution des greffes de moelle. Ne négligeons pas cette voie. Je l'avais déjà mentionnée lors de votre audition, Madame le Commissaire. |