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Je souhaite, pour ma part, mettre l'accent sur un drame majeur, largement occulté par nos gouvernements; je veux parler du conflit irakien, qui a jeté sur les routes près de 4,5 millions de personnes, ce qui constitue le plus grand déplacement de population au Moyen-Orient depuis 1948. Une action concertée est urgente au niveau européen.
Ma principale préoccupation concerne le sort immédiat et à terme des Irakiens qui ont dû fuir leur pays. Quelque 2,3 millions de personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins, principalement en Syrie, en Jordanie, mais aussi en Égypte, au Liban, en Turquie, dans les États du Golfe. En accueillant près de 2 millions de personnes, la Syrie et la Jordanie ont consenti des efforts tout à fait méritoires.
Bien entendu, le rôle de l'Union et de la communauté internationale est de permettre à terme le retour de tous ces réfugiés chez eux, mais à ce stade, un retour n'est pas envisageable pour beaucoup d'entre eux. Une partie de ces réfugiés particulièrement fragilisés nécessite un transfert vers un pays occidental. Selon le HCR, 6,6 % des Irakiens résidant en Syrie, soit 100 000 personnes, doivent être réinstallés. J'appelle donc mes collègues à soutenir l'amendement en faveur des programmes de réinstallation prévoyant que l'Union accueille en 2008 une partie des réfugiés les plus vulnérables retenus par le HCR.
En conclusion, ne tournons pas le dos à nos valeurs. Respectons pleinement la Convention de Genève de 1951 et refusons tout retour forcé en Irak. |