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Je tiens ainsi à rappeler que parmi la liste des Objectifs du Millénaire pour le Développement adoptés en septembre 2000 à l'ONU, le 7ème point consister à stopper, d'ici 2015, la propagation du SIDA et qu'à cette date les tendances actuelles aient commencé à s'inverser.
Or, la situation actuelle des pays en développement, et en particulier de l'Afrique où le nombre de personnes décédant du sida a continué d’augmenter pour atteindre deux millions en 2006, impose que nous redoublions d'efforts pour atteindre cet objectif. A cet égard, l'intervention européenne peut s'orienter autour de plusieurs axes:
- Premièrement, le renforcement de la coopération avec les autorités locales, qui sont les seules à même de proposer des solutions pérennes pour l'accueil des malades, la fourniture de médicaments, la mise en œuvre d'actions d'information et de prévention et la gestion globale des services de santé adaptés aux besoins des populations locales.
- Deuxièmement, des solutions doivent être proposées pour faire face à la pénurie de personnels de santé dans les pays pauvres. L'Europe doit intervenir par des programmes concrets, dotés des fonds nécessaires pour permettre à ces professionnels d'exercer leur métier dans leur pays, dans des conditions et dans des structures adéquates dotées du matériel et des médicaments essentiels.
- Enfin, une action de long terme contre le Sida est indissociable d'un engagement ferme pour faciliter l'accès à des médicaments abordables pour les malades des pays en développement. A l'heure où de nombreux patients des pays du Sud ont déjà développé des résistances aux premières générations de traitements qu'ils ont reçus, il est indispensable de prévoir des mécanismes pour que les dernières thérapies soient disponibles dans leur version générique dans les pays pauvres.
C'est pourquoi je me permets d'interpeler tout particulièrement la Commission sur les négociations en cours d'accords bilatéraux et régionaux - en particulier des APE - pour qu'elle n'y intègre aucune disposition susceptible de limiter la capacité des pays du Sud à user de toutes les flexibilités prévues par l'accord ADPIC et la Déclaration de Doha de 2001 pour protéger leurs malades.
La situation inacceptable de ces millions de personnes qui meurent chaque année du SIDA impose que l'Union Européenne prenne ses responsabilités: nous devons passer de la parole aux actes. |