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1 - Un partenariat "d'égal à égal"
Alpha KONARE l'a souligné à la tribune : "L'Afrique n'a pas besoin de charité ni de paternalisme". Et la déclaration de Lisbonne le confirme : "nous développerons un partenariat entre égaux".
Mais, l'Europe a souvent pris cet objectif à la légère ou "à la carte", en imposant son propre agenda dès que ses intérêts sont en jeu, sur le terrorisme, les migrations, et en ce moment sur les Accords de partenariat économiques.
2 - Un "partenariat des peuples"
Là aussi, nous attendons des actes.
Le nouveau partenariat doit associer beaucoup plus systématiquement les sociétés civiles, dans toute leur richesse et leur pluralité.
Il doit surtout faire toute sa place aux représentants des peuples : les parlements.
C'est le message de la déclaration commune du Parlement européen et du Parlement panafricain : tracer une "feuille de route" pour renforcer la dimension parlementaire du partenariat, notamment par le soutien aux capacités des Parlements africains.
J'espère que ce message sera entendu.
3 - Sur la question des migrations
Européens et Africains ont l'occasion d'envoyer un signal politique, qui place les droits humains au cœur du partenariat.
Mais sur ce point Lisbonne aura été je le crains un rendez-vous manqué : la nouvelle stratégie met toujours l'accent sur la protection des frontières plus que sur les droits des migrants.
Ainsi, l'Europe va pouvoir continuer à bafouer les droits des migrants sur son sol. Car elle a pris bien peu d'engagements dans son plan d'action "migration, mobilité et emploi". |