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La Commission est en train de s'y atteler, et je m'en félicite, même si je crains que certaines des mesures proposées le mois dernier pour éradiquer la pêche illégale seront difficiles à faire avaler au Conseil. J'espère en tout cas que l'Agence Communautaire de Contrôle des Pêches réussira à mettre en place une véritable coordination des moyens européens pour effectuer les contrôles nécessaires.
Car les contrôles nationaux ne fonctionnent pas. Nos amis espagnols, portugais et grecs ont beau jeu de s'indigner du comportement des pêcheurs français et italiens et de l'échec des contrôle mis en place par ces deux Etats, personne n'est dupe. Nous savons tous que chaque pays a trop longtemps couvert les agissements illicites de ses propres pêcheurs. C'est pour cela, n'en déplaise à certains, qu'il faut des contrôles européens renforcés. Et c'est pour cela que je suis convaincu qu'un corps de gardes-côtes européens est nécessaire. Quant aux mesures proposées par le rapport Braghetto, notamment sur la mise en place de plan de pêche, je crois qu'il faut les soutenir.
Il faut aussi parler de sanctions. Pour cette surpêche, la CICTA va probablement décider de pénaliser la Communauté, qui elle-même devrait pénaliser les Etats-membres fautifs. Le gouvernement français a claironné qu'il serait intraitable et que des têtes tomberaient. J'espère pour ma part que ces sanctions - qui n'auraient pas été nécessaires si les contrôles avaient été effectifs - seront fermes, mais justes et équitables et je souhaite que ceux qui pratiquent une pêche au thon traditionnelle, et dont l'impact sur la ressource est moindre, ne soient pas pénalisés pour les errements des autres.
Enfin, les scientifiques ayant clairement établi que les capacités des flottilles européennes étaient, dans le cas du thon rouge, disproportionnées par rapport à la ressource, je profite de cette intervention pour demander au Commissaire quels sont les moyens prévus pour accompagner la reconversion des pêcheurs qui seront amenés à cesser leur activité. |