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Avec le CEC, nous disposons d’un outil au service de la mobilité des citoyens européens que ce soit dans le cadre de parcours de formation ou de la mobilité professionnelle.
Car la libre circulation des personnes est encore entravée par la difficulté des citoyens à faire reconnaître dans toute l'Union, leurs qualifications acquises dans leur Etat membre d’origine.
Délivrés par chaque Etat membre selon des systèmes et des procédures propres les certifications sont de la souveraineté de chaque Etat. Ce que le CEC respecte.
Pourtant elles sont appelés à être de plus en plus utilisés en dehors du pays de délivrance. Mouvement que nous souhaitons encourager dans le respect de la valeur que le diplôme ou la qualification confère à son titulaire.
Nous avions donc besoin d’un outil de comparaison et de conversion des qualifications d’un Etat membre dans l’autre.
Cela est d’autant plus nécessaire et sensible en ce qui concerne les qualifications professionnelles que la commission de l’emploi tenait à intégrer dans le CEC. C’est chose faite et je m’en réjouis.
En effet, salariés et entreprises sont de plus en plus mobiles sur le marché de l'emploi européen. Salariés et employeurs ont donc besoin que soit garanti, dans tous les Etats membres, ce qui mesure la compétence et la valeur d’un travailleur : sa qualification professionnelle, quelle que soit la façon dont elle a été acquise : dans le système de formation formel ou non formel ou par le l’intermédiaire de la validation des acquis de l’expérience.
Monsieur le Commissaire, Monsieur le Président du Conseil,
Je voudrais encore souligner un point: le CEC est pour le moment une belle « coquille vide ».
Il faut, pour qu’il existe effectivement que les diplômes, qualifications, certifications créés dans chaque Etat membre soient étalonnés et inscrits dans le cadre de référence que constitue le CEC.
Cela constitue un travail important pour les Etats membres volontaires.
Il mobilisera beaucoup d’énergie et une expertise pointue.
Le soutien de la Commission européenne sera indispensable ainsi que celui des agences européennes (Je pense notamment au CEDEFOP).
La participation des partenaires sociaux sera aussi indispensable. A tous les niveaux, ils devront être associés comme le prévoit la recommandation : par les Etats membres et par les Comités du dialogue social au niveau communautaire.
Pour que le CEC soit effectif et complet, il faudra aussi que les partenaires économiques, branches professionnelles s’en saisissent et se l’approprient.
Non seulement parce qu'ils délivrent des certifications qui doivent à terme intégrer le CEC, mais surtout parce que les entreprises ont besoins de référence pour hiérarchiser leurs emplois, procéder à des embauches et à des promotions professionnelle. Le CEC doit rapidement devenir leur cadre de référence commun.
Permettez moi de rêver un peu à cette prochaine échéance où le CEC sera devenu le cadre de référence commun pour tous et partout jusque et y compris dans les négociations des conventions collectives. |