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Etant la seule députée française à m'exprimer ce soir, je pourrais me targuer du fait que mon pays n'est pas le moins actif dans la prise en compte des problèmes "dys": l'activisme des associations a permis l'organisation d'une première Journée Nationale prévue le 10 octobre prochain à Paris, et rend la presse de plus en plus attentive à la situation des personnes, tout particulièrement des enfants, atteintes de ces troubles.
Toutefois l'objet de ma question ce soir n'est pas de me gargariser des avancées positives dans un seul Etat, mais bien de nous interroger collectivement sur la manière dont nous pourrions mutualiser les bonnes pratiques à l'échelle européenne, dans la mesure où en la matière certains Etats-membres ne reconnaissent même pas l'existence de ces troubles..
Il me semble que l'appel à la création d'un réseau pluridisciplinaire européen pour les troubles spécifiques des apprentissages, contenu dans la déclaration écrite, va dans ce sens, de même qu'une utilisation judicieuse de programmes communautaires tels que le 7e PCRD. A ce titre, l'initiative "Neurodys", ayant pour but de mettre en évidence les origines cognitives, cérébrales et génétiques de la dyslexie, et réunissant quinze groupes de recherche scientifique sur neuf pays membres de l'Union (et, élément important en l'occurrence, recouvrant la quasi-totalité des langues européennes-), fait ici figure d'exemple, puisqu'à terme l'Europe devrait être leader mondial en termes de connaissances et de données biologiques sur ce trouble.
La Commission envisage-t-elle d'autres programmes de ce type à l'avenir, ciblant d'autres troubles dys, tels que la dyspraxie ou la dysphasie par exemple?
Je vous remercie. |