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Nos pays ont depuis plusieurs années mené une politique migratoire restrictive. Or cette politique n'a pas arrêté les migrants. Au contraire, ceux-ci continuent de venir en Europe au péril de leur vie pour y trouver des conditions de vie meilleure. Nombreux sont ceux pour lesquels c'est une question de survie. Aujourd'hui le monde est un village. Nous ne pourrons jamais arrêter ceux qui fuient la misère et le désespoir. Certains alimentent ce fantasme de la fermeture des frontières sont des irresponsables. C'est donc une question de morale et de solidarité, nous devons aider tous les pays en détresse.
C'est pourquoi je ne souhaite pas que nous limitions ce débat à Frontex. Certes, il faut que le Conseil européen nous explique pourquoi Frontex a été contraint d'arrêter ses actions en Méditerranée mi-aôut par faute de moyens opérationnels, mais nous devons nous concentrer sur comment permettre à ceux qui le souhaitent d'arriver en Europe régulièrement.
Nous devons étudier la possibilité de mettre en place une "carte bleue" européenne. Celle-ci qui devrait permettre aux migrants de se déplacer librement entre l'Europe et leurs pays d'origine dans la transparence et sans danger. Il est par ailleurs important que la Commission fasse en préalable une proposition pour définir un socle commun des droits des migrants. Nombreux sont ceux qui sont scandaleusement exploités dans nos pays.
Nous devons prendre pleinement conscience qu'il devient urgent pour notre monde en mutation de permettre aux pays qui vivent encore dans la misère de se développer harmonieusement. C'est notre devoir. Chaque personne doit avoir le choix de rester vivre au pays. Actuellement ce choix n'existe pas.
J'espère enfin que les Etats membres respecteront le mandat de la Conférence Inter Gouvernementale pour permettre le passage au vote à la majorité qualifiée et à la codécision pour l'immigration légale. Je le répète ceci est absolument nécessaire pour mener une politique européenne d'immigration cohérente. |