|
Les raisons de ce bilan en demi‑teinte, nous les connaissons: on a trop misé sur l'ouverture, dont il ne faut certes pas nier les apports, sans se préoccuper assez des obstacles techniques, en particulier le manque d'interopérabilité, sachant que celle‑ci aurait dû accompagner l'ouverture au fur et à mesure, au lieu de la suivre de loin en loin.
Cette situation tient probablement au fait que libéraliser ne coûte en général pas grand chose aux États, tandis qu'harmoniser est une autre affaire. Aujourd'hui, au moment même où l'on recommence enfin à s'attaquer aux problèmes d'interopérabilité, il me paraît donc inquiétant que, sous couvert de comodalité, les objectifs de transfert modal vers le rail, notamment, passent au second plan. Au lieu de revoir les objectifs à la baisse, il aurait fallu revoir les moyens intellectuels autant que financiers à la hausse.
J'espère que ce rapport contribuera donc à rappeler le chemin qu'il nous reste encore à parcourir pour redonner au rail la place qu'il mérite. |