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Dans le domaine des migrations, nous ne pouvons nous contenter de renforcer nos frontières, nous devons élaborer un véritable dialogue avec les pays tiers qui se base avant tout sur la protection des droits fondamentaux et la démocratisation. Nous souhaitons donc garantir que les droits fondamentaux font partie intégrante de tout instrument européen grâce à l'inclusion d'une clause « droits de l'homme» dans les accords conclus avec les pays tiers.
La lutte contre la criminalité et le terrorisme international ne sera efficace que si nous coopérons étroitement avec nos alliés. Mais nous devons rappeler que pour l'Union européenne la lutte contre le terrorisme passe avant tout par le renforcement des droits fondamentaux. Nous ne pouvons utiliser les mêmes armes que les terroristes. A la violence et à la barbarie opposons l'Etat de droit et la justice. Nous insistons donc pour que les institutions européennes veillent à ce que les impératifs des Etats membres dans le cadre de la lutte anti-terroriste ne compromettent en aucune façon le respect des droits fondamentaux de toute personne, fût elle soupçonnée de délits de terrorisme conformément aux conclusions de notre commission temporaire sur l'utilisation présumée de pays européens par la CIA pour le transport et la détention illégale de prisonniers.
Je souhaite enfin revenir sur les affaires Swift et PNR. Nos amis américains sont des alliés importants nous devons par conséquent négocier une politique globale d'échange et de protection des données dans le respect de la législation européenne dans ce domaine. |