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1 - Par la qualité de ses travaux, l'APP s'est imposée comme un acteur incontournable du dialogue et de la coopération Nord/Sud.
Elle s'est affirmée en s'exprimant avec force sur le Darfour (résolution à Vienne).
En identifiant sans tabous les responsabilités et en proposant une "feuille de route" vers une sortie de crise.
Elle s'est affirmée en s'emparant de la question cruciale du partenariat ACP-UE : les Accords de Partenariat Economiques APE (résolution à Bridgetown).
Son message est unanime : ces accords doivent rester des outils au service du développement.
C'est notre responsabilité d'Européens de ne pas rester à sourds à son message.
2 - Ce poids politique de l'Assemblée Parlementaire Paritaire va se renforcer dans les mois qui viennent.
Avec le "droit de regard" que la Commission s'est engagée à lui donner sur tous les documents stratégiques nationaux et régionaux de la zone ACP.
Avec les "conférences régionales" que l'APP peut désormais organiser (article 17 de l'accord de Cotonou) pour porter des réponses concrètes sur des sujets thématiques comme la migration.
Face à ces nouvelles compétences, nous devons veiller à ce que cette Assemblée ait les moyens de faire son travail.
Je lance un appel à la Commission pour qu'elle "joue le jeu" sur la procédure de "droit de regard" qui s'engage.
Je lance aussi un appel au groupe de travail sur la réforme du Parlement, afin qu'il prenne en compte les spécificités et les contraintes de l'APP dans l'élaboration du calendrier parlementaire.
Enfin, je voudrais rendre hommage à Glenys Kinnock pour la manière dont elle co-préside cette Assemblée. |