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Trop souvent, en effet, c'est l'Europe qui a imposé les thèmes de l'agenda euroméditerranéen en faisant prédominer, dans une sorte d'amalgame, le terrorisme, les armes de destruction massive, les trafics de drogue et l'immigration. Nous ne devons plus procéder ainsi: les flux migratoire, les échanges de populations sont une nécessité économique et une richesse humaine pour les pays d'accueil. À cet égard, je voudrais formuler trois propositions. Il faut ouvrir des voies légales d'immigration et lutter contre les filières de l'immigration clandestine, qui exploitent la misère et génèrent une nouvelle forme d'esclavage moderne. Il faut renforcer la dimension politique du partenariat car la démocratie, le respect des libertés fondamentales, le statut de la femme et la bonne gouvernance contribuent puissamment au développement et contribuent également à endiguer l'émigration de la misère.
Enfin, il est primordial d'établir des coopérations opérationnelles entre les autorités chargées des deux côtés de la Méditerranée de la gestion des flux migratoires, et à cet égard, je salue l'initiative européenne Frontex dont il faut augmenter les moyens. |