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Premièrement, il faudrait des objectifs chiffrés, en particulier pour la réduction des déchets, que notre commission de l'environnement a eu raison de fixer comme obligation à terme. C'est important pour préserver l'environnement, mais aussi pour limiter notre vulnérabilité sur le plan de l'approvisionnement en matières premières, dont on sait qu'elles sont très disputées dans le monde.
Deuxièmement, si l'incinération ne saurait être interdite, elle doit être limitée au maximum. C'est une élimination, et non une valorisation. Bien sûr, la production d'énergie vaut mieux que la mise en décharge, mais ne laissons pas la confusion s'installer: l'incinération est une élimination.
Troisièmement, il faut renforcer le principe de proximité et d'autosuffisance pour la gestion des déchets, surtout pour les différentes formes d'élimination et l'incinération, sinon nous allons voir se développer un phénomène quasi incontrôlable de transport de déchets, avec un accroissement de l'effet de serre et des risques de dumping environnemental. Or, les meilleures pratiques ne sont pas toujours les moins chères.
Un affaiblissement du principe de proximité pour créer un grand marché des déchets profiterait aux grands groupes économiques concernés et non à l'environnement. Ce n'est donc pas acceptable. |