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De la même façon, je partage l'avis de la Confédération européenne des syndicats. Je regrette que le rapport de sécurité chimique ne soit obligatoire que dans les cas où la production excède dix tonnes, ce qui ne permettra pas de parvenir à la transparence concernant des milliers de substances, ni d'adopter des plans de gestion des risques.
Enfin, les nuances exprimées sur les substances CMR, laissant entendre que celles-ci sont moins dangereuses qu'il n'y paraîtrait, me laissent perplexe. Je regrette aussi qu'une partie de l'industrie européenne n'ait pas souhaité relever dès aujourd'hui le défi de l'innovation et améliorer son image auprès des citoyens. Je dis bien une partie de l'industrie européenne, car je sais que certains ont déjà anticipé REACH. C'est pourquoi il ne me reste aujourd'hui qu'à espérer que la mise en œuvre de ce règlement, s'il est adopté dans sa version consolidée, mercredi, se fasse avec la plus grande exigence et dans la plus grande transparence. Je terminerai en remerciant Guido Sacconi, pour qui la tâche ne fut pas aisée. |