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On peut toutefois regretter que, dans cette recherche d'un développement équilibré, les régions frontalières prises pour base dans la politique régionale soient parfois des entités très différentes par la taille, par la population, et puissent connaître d'importantes disparités liées à la nomenclature statistique. Cela peut donner lieu, en effet, à des attributions disparates de fonds structurels et le risque est grand alors que le renforcement de la compétitivité de ces régions frontalières, une des priorités de la coopération, se transforme en une compétition âpre entre régions voisines. Les inégalités de développement qui pourraient en résulter de part et d'autre des frontières risqueraient de mettre à mal la politique de cohésion de l'Union européenne, alors même que l'un des objectifs de cette politique est d'atténuer l'effet négatif des frontières.
Comment dans ce cas permettre aux citoyens concernés de percevoir la valeur ajoutée de l'Union européenne? Il est donc impératif d'optimiser les conditions d'un développement économique et social transfrontalier équilibré et d'apporter une attention toute particulière aux programmes destinés à cette coopération transfrontalière.
Enfin, pour conclure, je voudrais remercier Constance Krehl pour son rapport et surtout pour son ardeur sans cesse renouvelée à défendre une cohésion durable. |