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C'est pour cela que nous avons travaillé collectivement et que nous avons voté à plus de 80% un rapport sur les restructurations et l'emploi, dans lequel nous disons qu'il faut certes prévoir un accompagnement, mais aussi éclairer l'Europe sur ce que nous sommes et sur ce que nous faisons. Nous avons voté, à une très large majorité, pour dire que si l'Europe apporte une aide économique et de l'argent public, et si, à un moment donné, on se rend compte qu'il y a un "tourisme à la subvention", alors cet argent doit être remboursé. General Motors en est, aujourd'hui, un exemple qui nous interpelle alors que, l'an dernier, plus de 500 000 salariés ont été touchés par des restructurations. Nous ne nous plaignons pas, mais nous estimons qu'il faut respecter tout le monde, et en particulier les salariés.
Les restructurations sont nécessaires au maintien de la compétitivité économique de nos entreprises. Elles n'en sont pas moins lourdes de conséquences. Dans le cas de General Motors aujourd'hui, comme dans de nombreux cas de restructuration, les citoyens européens attendent une réponse forte de l'Union. Monsieur Barroso nous a donné cette réponse en demandant à la nouvelle présidence finlandaise d'incarner l'Europe des résultats. Eh bien, l'Europe des résultats commence ici, dans cet hémicycle, avec un signe fort adressé aux salariés qui sont aujourd'hui, en détresse. Certes, des mesures d'accompagnement doivent être prises, concernant la formation et les aides, mais nous devons dès aujourd'hui nous demander comment sera remboursé l'argent public qui a été distribué.
(Applaudissement) |