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Il est de notre devoir de dire que cela suffit, que nous ne tolérons plus de telles exactions, que ces propos monstrueux sont contraires à nos valeurs, à l’opposé des fondations sur lesquelles nous avons construit notre Europe.
Il faut mettre un terme définitif aux crimes racistes, xénophobes, homophobes qu'ils soient contre un homme ou une femme parce qu’ils étaient noirs. Contre un jeune homme parce qu’il était juif, contre un autre jeune homme par qu'il était magrébin, contre une femme parce qu’elle était transsexuelle.
Notre devoir impérieux est de faire taire tous ceux qui prônent cette idéologie abominable. Nous connaissons tous ou cela mène, dans le néant et l'horreur.
Il faut être pareillement ferme contre les appels à la haine professés par les dirigeants polonais contre les homosexuels, et à ce propos je salue la tolérance et la joie de vivre ensemble que le peuple polonais a montré lors de la Gay Pride à Varsovie.
Je le dis ici, solennellement, levons nous car sans démagogie aucune l’heure est grave, il suffit mes chers collègues de compter toutes les résolutions sur le sujet que nous avons votées, sans grand résultat puisque la situation ne fait qu’empirer.
Il faut désormais passer aux actes.
Il faut que les états se mobilisent contre la haine qui renaît sur leur sol. Il faut que l’Union prenne conscience de la gravité de la situation et fasse de cette lutte une priorité.
Nous ne pourrons pas dire dans quelques temps que nous ne savions pas. C’est maintenant qu’il faut agir, tous ensemble, de façon urgente et sans délai. J'appelle donc les Etats membres à se mettre d'accord sur la Décision-cadre sur le racisme et la xénophobie au plus vite.
L’heure est à la mobilisation. |