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Plusieurs millions de spectateurs, en majorité des hommes. Alors, quoi de plus normal que l’industrie du sexe "importe" quelques 45 000 femmes des pays de l'Est et d'Amérique latine pour répondre aux bons plaisirs de ces messieurs.
Il ne s'agit pas d'aller à l'encontre de la législation allemande, mais davantage de mettre fin à cette traite des femmes ouvertement organisée. La traite des êtres humains constitue une violation des droits fondamentaux de la personne, notamment du droit à la dignité et au respect de son intégrité physique et mentale, du droit de circuler librement, du droit de ne pas être soumis à des violences et même dans certains cas, du droit à la vie. Les gouvernements doivent veiller à la protection et au respect des droits des personnes victimes de la traite – notamment les femmes et les jeunes filles contraintes à la prostitution.
Ainsi, il faudrait davantage se concentrer sur les trafiquants et leurs réseaux de criminalité organisée qui exploitent ces femmes et non l'inverse. Cette exploitation sexuelle qui porte physiquement et psychologiquement atteinte aux femmes doit cesser et des dispositifs appropriés et performants doivent être mis en place contre cette mafia du sexe.
Je me réjouis tout particulièrement de la pétition lancée par le groupe PSE afin que cesse cette prostitution organisée et ces traitements iniques pour des milliers de femmes. Je m'associe bien sûr pleinement à cette initiative et je condamne violemment l'organisation d'une traite des femmes qui les assimile à une "marchandise".
Dans ce contexte, allez-vous, Monsieur le Commissaire tenir compte de quelques unes de nos propositions telles que celles de lancer une campagne de prévention ciblant les victimes potentielles, les informant sur les dangers, les risques d’embrigadement dans des réseaux ou encore celles d'installer une ligne téléphonique directe multilingue suivie d’une campagne de communication ? |