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En juin 2005 et à une quasi-unanimité le parlement européen votait pour 1.18% du PNB soit 974 milliards d'euros, ceci pour réussir l'élargissement, une politique de croissance active et de soutien à la recherche, préparant ainsi des budgets d'avenir. Aujourd'hui le Parlement s'apprête à voter des perspectives financières à hauteur de 1.05% soit 864 milliards d'euros.
110 milliards d'euros de moins (presque une annuité budgétaire) excusez du peu!
Voter ces perspectives, c'est aussi considérer qu'il y a un élargissement à deux vitesses, celui d'hier, au sud, ayant permis à la Grèce, au Portugal et à l'Espagne de se développer pleinement, celui d'aujourd'hui, à l'est, au discours d'autant plus grandiloquent qu'il masque des financements insuffisants.
Ne pas voter ces perspectives c'est permettre la renégociation réelle en 2008 sans crainte objective sur les programmes pluriannuels.
Sur tous les bancs de cette assemblée, je vous fais le pari que nous aurons à subir la longue litanie des regrets d'un budget insuffisant, mois après mois, année après année, rapport après rapport.
Mais il sera trop tard. C'est aujourd'hui qu'il faut décider pour demain, c'est aujourd'hui que le Parlement européen doit confirmer qu'il est le moteur de la vie européenne.
Pour reprendre les propos du président bolivien, Evo Morales, venu nous rendre visite, ici, avant-hier : "ne nous mentons pas, ne soyons pas faibles, soyons forts!" n'acceptons pas ces perspectives financières au rabais. |