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Interventions
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Progrès de la Bulgarie sur la voie de l'adhésion
Catherine Guy-Quint (PSE) - le 16 mai 2006
Monsieur le Président, d'emblée, je voudrais remercier le commissaire pour ce nouveau rapport. Il s'agit là d'un travail administratif de la Commission d'une grande rigueur. Mais cette rigueur même amène la Commission à reporter une fois encore sa décision sur la date d'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie. Malgré la dynamique que connaissent ces pays, le rapport émet de vives réserves, alors que le scénario reste favorable à l'adhésion. Une fois encore, vous leur recommandez de poursuivre des efforts dans de nombreux domaines: administration agricole, lutte contre le crime, lutte contre la corruption, la fraude, contrôle des dépenses communautaires. Et les interventions dans cet hémicycle ont enrichi cette liste: insertion des minorités, adoption internationale, contrôle de la contrebande douanière. Or, il faut bien admettre, selon moi, que la Bulgarie et la Roumanie n'ont pas l'exclusivité de ce type de problème. L'actualité européenne nous démontre tous les jours les carences de l'Europe à tous ces égards.
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Pourquoi dès lors, Monsieur le Commissaire, ajouter de nouvelles d'exigences à chaque fois aux critères d'adhésion? Pourquoi repousser une décision qui a soulevé moins de difficultés pour les dix pays qui ont adhéré en dernier lieu? Monsieur le Commissaire, la très grande prudence que vous dicte cette décision aura des conséquences sur l'espoir qu'elle suscite parmi les citoyens de Bulgarie et de Roumanie. Pourtant, depuis un an, nous connaissons les conséquences du désespoir des peuples face à l'avenir de l'Europe. De rapport en rapport, la Commission multiplie les exigences liées aux critères à remplir pour l'adhésion, puis recule devant l'obstacle de la prise de décision. De rapport en rapport, les peuples bulgare et roumain se sentent humiliés, alors qu'ils progressent. Les citoyens doutent de plus en plus de leur droit à occuper une place dans la démocratie européenne. De rapport en rapport, le populisme gagne du terrain. Le moment est donc venu de décider clairement, courageusement, de la date de l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l'Union. Pour nous, ce sera le 1er janvier 2007, car ces deux pays sont essentiels à un vrai projet d'Union européenne. |
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