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Je voudrais aussi ajouter un mot sur la manière dont les mesures doivent être prises, en particulier celles qui concernent la gestion des marchés. À ce sujet et comme cela a été dit par mon groupe tout à l'heure, je souhaite que l'on donne la priorité à un financement européen à 100% sur le cofinancement.
Au-delà de ces remarques, il me semble que le moment est venu pour l'Europe de réfléchir à la manière dont nous appliquons le principe de précaution, concernant tous les problèmes sanitaires ou autres qui peuvent toucher nos États et l'ensemble du continent. Je pense en effet que si l'Europe ne prend pas en charge elle-même ce principe de précaution, il y a grand risque que, par des effets en cascade et en série, ajoutés au fait que chaque État n'a pas forcément toutes les informations ou ne les traite pas de la manière la plus adéquate, comme cela a été le cas ces derniers mois, nous ayons des crises qui touchent des filières entières, industrielle ou agricole. Ensuite, on demande à l'agriculture et à l'OCM, en l'occurrence pour la filière avicole, de venir compenser des conséquences qui ne sont liées ni aux structures ni au secteur agricole, mais bien à des phénomènes de panique, comme cela a été dit et très bien dit, avec des exemples, ce soir.
Je pense, en conséquence, que nous devons nous doter d'une politique globale à l'échelle de l'Europe pour traiter ces crises et faire en sorte que les mesures soient prises au niveau européen et applicables à tous. La crise que nous traversons est un exemple qui doit servir pour l'avenir. Elle doit nous amener à mener une réflexion qui concerne l'agriculture, certes, mais aussi et surtout d'autres secteurs comme la santé publique, avec pour objectif de mettre dorénavant en pratique le principe de précaution à l'échelle européenne. |