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Je voudrais remercier les deux rapporteurs pour avoir posé ces problèmes socio-économiques qui sont parmi les plus générateurs d’angoisse et d’insécurité sociale pour nos concitoyens. Ils posent à l’Union européenne le défi de la compétitivité économique de nos entreprises et le défi de la sécurité d’emploi de nos salariés.
Il est heureux que notre Parlement en débatte.
Il est urgent Monsieur le Commissaire que la Commission prenne des mesures.
Ces questions posent à l'Union Européenne le défi de la compétitivité économique de nos entreprises et le défi de la sécurité d'emploi de nos salariés.
Dans l’esprit des salariés européens, délocalisations et restructurations sont liés et quasiment synonymes car ils en subissent les mêmes conséquences : la perte de leur emploi après des années de travail dans le même secteur d’activité parfois même dans la même entreprise. La même déchéance, la même remise en cause de leur valeur professionnelle, la même perte de dignité. Cela ne devrait pas être car les restructurations sont parfois le signe du progrès technique.
La question des restructurations d’entreprises pour des raisons de mutations technologiques (question centrale du rapport COTTIGNY), pose à l’Union Européenne le défi de sa capacité à s’adapter aux mutations technologiques de plus en plus rapides. Elle nous pose le défi de les anticiper.
On dit que gouverner c’est prévoir. De même entreprendre, être à l’avant-garde de la compétition économique mondiale, c’est aussi prévoir, anticiper les progrès technologiques, les inventer.
Dans ce domaine, la responsabilité des entreprises est entière : elles doivent produire des progrès technologique et non les subir. Investir pour l’avenir et non rechercher des profits à court terme. Ce n'est pas une bonne manière de gérer les ressources humaines que de licencier les salariés soit disant dépassés par les progrès technologiques et en embaucher de nouveaux.
Les ressources humaines sont une richesse que nous n'avons pas le droit de gaspiller.
Les salariés ne doivent pas être les victimes du progrès et des restructurations techniques.
Il est de la responsabilité des entreprises d'anticiper ces mutations et d'y adapter leurs salariés par des plans de formation ambitieux et individualisés.
La responsabilité de la puissance publique notamment de l'Union Européenne est de les y aider par la Recherche/Développement d'une part, et par la formation continue des salariés d'autre part.
C'est pourquoi, le rapport COTTIGNY insiste, avec raison, sur la formation continue des salariés et sur la valorisation de leurs compétences professionnelles.
Je suis sûre cher(es) Collègues, Monsieur le Commissaire, que vous soutiendrez cette proposition. |