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Demande de levée de l'immunité et des privilèges de Bruno Gollnisch
Adeline Hazan (PSE) - le 12 décembre 2005
Je me félicite que nous puissions enfin nous prononcer sur l'immunité de M. Gollnisch, cette succession de reports de notre vote n'a que trop duré, nous devons permettre à la justice française de procéder à l'examen des poursuites lancées à l'encontre de M. Gollnisch pour des faits graves, à savoir "contestation de crimes contre l'humanité". Nous avons disposé de suffisamment de temps pour évaluer les faits et nous prononcer en toute objectivité / honnêteté sur la défense de l'immunité de M. Gollnisch
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Je ne rappellerai pas ici les faits mais insisterais sur l'idée qu'il est juste de soutenir le rapport de Mme Wallis qui propose de lever l'immunité de M. Gollnisch, et ce pour plusieurs raisons:
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la première, et non des moindres, c'est que M. Gollnisch n'a pas proposé les propos incriminés en tant que député européen ; or, l'immunité dont bénéficie tout député européen vise à protéger la liberté d'expression dans l'exercice de ses fonctions, ce qui n'est pas le cas ici ; l’immunité sous laquelle cherche à se protéger M. Gollnisch ne saurait couvrir l’intolérable, ou alors elle serait complicité. L’immunité n’est pas l’irresponsabilité, toute comme la liberté d’expression ne saurait justifier l’intolérable, l'innommable” ;
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la seconde, c'est qu'en l'espèce les valeurs de l'Union Européennes que nous, députés européens, sommes censés défendre, ont ici été bafouées : loin des valeurs humanistes, M. Gollnisch, "élève" de Jean-Marie Le Pen, a tenté d'égaler son maître dans la provocation, par les propos qu'il a tenus lors de cette conférence, nous devons donc condamner ces actes fermement ;
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enfin, troisième raison, c'est que dans l'argumentation présentée par M. Gollnisch, on ne peut aucunement relever de "fumus persecutionnis" ; faute de pouvoir assumer ses propos, M. Gollnisch se dit victime de poursuites politiciennes qui permettraient de l'écarter de la scène politique ; c'est un peu court, au regard des paroles choquantes formulées avec la pleine conscience des coups qui seraient portés à notre démocratie.
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