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Des régularisations sont intervenues pour mettre un terme au travail au noir qui nie les droits de tout travailleur à bénéficier de la loi.
Le maintien sur le territoire de personnes sans droits, dans la précarité la plus totale réduites à alimenter le profitable marché du travail clandestin, ou à céder à la délinquance pose effectivement d’inévitables questions sociales, morales et juridiques.
Les raisons qui poussent les migrants à quitter leur pays d'origine sont multiples mais les facteurs économiques et sociaux ont souvent un poids prépondérant.
Il n'est pas inutile aujourd'hui de rappeler les quatre axes identifiés à Tampere qui devraient être la meilleure façon de maîtriser les flux migratoires et de répondre aux défis contemporains, économiques et démographiques.
Premier axe : Une gestion des flux migratoires par une approche globale et pour trouver un équilibre entre, le volet humanitaire et économique et le volet répressif contre l'immigration illégale ;
Deuxième axe : Le traitement équitable pour les ressortissants de pays tiers (se rapprochant autant que possible des droits et des obligations des citoyens nationaux) ;
Troisième axe : Le développement d'un vrai partenariat avec les pays d'origine dans la gestion des flux, y compris les politiques de co-développement ;
Quatrième axe : un régime commun pour l'asile pour tous les Etats de l‘Union.
Les craintes sont nombreuses de voir, avec la montée récente des populismes, symptomatique d'une "peur de l'étranger", le risque de voir le traitement commun de la question de l'immigration prendre une teinte dangereusement répressive, alors que l’on sait pertinemment que ce n’est pas cette politique qui répondra aux problèmes et qu’au contraire, elle risque de les accentuer. |