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Cette proposition de Directive s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération judiciaire européenne. Elle se base sur deux principes fondamentaux que nous souhaitons voir renforcés: la reconnaissance mutuelle et l'harmonisation de la définition des incriminations et des sanctions.
La criminalité internationale a des réseaux dans le monde entier et il est très difficile de la combattre car elle est en général installée en dehors de l’Union, dans des pays où la loi est difficile à faire respecter, dans des pays en proie à la corruption et à la déstabilisation. Le terrorisme est très souvent financé et favorisé par la criminalité organisée. Nous avons ainsi renforcé la définition des circonstances aggravantes afin qu'elle comprenne également les organisations criminelles liées au terrorisme, au trafic des êtres humains, et à caractère mafieux.
Nous avons beaucoup de difficulté à avoir une bonne connaissance de cette criminalité transnationale car nos forces de l’ordre sont elles-mêmes nationales et travaillent à l’intérieur de leurs propres frontières. L’Union européenne dispose d’Europol outil central dans la lutte contre la criminalité organisée. C'est pourquoi nous souhaitons qu'Europol devienne une organisation de l'Union européenne soumise au contrôle démocratique du Parlement européen. Nous avons également un autre outil, Interpol dans ma propre ville à Lyon. Il est regrettable que les relations entre Europol et Interpol ne soient pas clairement définies.
Lutter contre la criminalité organisée chacun chez soi est une aberration. Les Etats membres doivent nécessairement et rapidement coordonner toutes leurs actions pour plus efficacité. Pour les criminels il n’existe pas de frontières. La proposition de décision cadre constitue don une avancée pour une coopération plus étroite mais c’est encore, je le crois, insuffisant. Nos forces de police et de renseignements doivent disposer d’instruments simples et efficaces.
C’est un vrai défi pour l’Union et pour nos valeurs. |