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Médicaments pédiatriques
Anne Ferreira (PSE) - le 6 septembre 2005
Monsieur le Commissaire, Monsieur le Président, chers collègues, ce texte sur lequel nous allons nous prononcer, nous l'avons voulu, nous l'avons attendu depuis longtemps et nous sommes tous très satisfaits de savoir qu'il permettra bientôt aux enfants d'être mieux soignés. Néanmoins, soyons exigeants. Nous aurons l'opportunité, demain, d'améliorer ce projet de règlement afin qu'il serve au mieux les enfants et la santé publique, et nous l'améliorerons si nous votons les amendements qui orientent la recherche et la mise sur le marché de médicaments à plus grande valeur ajoutée, offrant un véritable bénéfice thérapeutique; en effet, comment concilier l'objectif visant à limiter les essais cliniques sur les enfants sans limiter le nombre de médicaments qui seront mis sur le marché?
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Or, si le critère de la valeur ajoutée du médicament était pris en considération, cela éviterait bien des essais inutiles sur les enfants. Demain, nous pourrons aussi améliorer le texte en votant les amendements qui proposent une plus grande transparence des données de pharmacovigilance et de leur accès au public. La question financière est également importante pour l'équilibre de nos systèmes de sécurité sociale et la garantie de l'accès de tous à la santé. Elle l'est en amont, lorsqu'il s'agit de trouver la juste incitation financière pour que les industries pharmaceutiques s'intéressent d'avantage aux médicaments pédiatriques. Elle l'est pour tous les citoyens européens, car c'est l'argent public qui finance indirectement ces incitations financières sous forme d'extension de l'exclusivité commerciale.
C'est pourquoi, au vu des résultats des études d'impact, au vu des écarts énormes s'échelonnant de 1 à 4 millions d'euros, il me semble que l'on devrait au moins être en mesure de proposer aux industries un système à double étage: une incitation fixe à trois mois et un prolongement de trois mois en fonction du niveau de bénéfice engendré par le médicament commercialisé. Tous ici, nous voulons ce qu'il y a de mieux pour les enfants au plus vite. Mais pas d'hypocrisie. Ceux qui parlent d'urgence n'ont pas souhaité soutenir la proposition de réduction des délais entre l'autorisation de mise sur le marché, qui est de deux ans, et la commercialisation. C'est pourquoi nous aurons d'autres rendez‑vous et nous verrons vraiment ce que nous ferons pour la santé des enfants européens. |
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