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Que faire? Je pense que trois principes doivent nous guider. Le premier principe, c'est l'égalité entre les peuples. Une ratification parlementaire égale une ratification référendaire. Du reste, j'ai additionné les résultats des trois référendums: le "oui" l'emporte, car, Espagnols, Hollandais et Français confondus, le "oui" l'emporte par 54,04 % des voix, chiffre de consolation pour moi, Français. Égalité entre les grands et les petits pays, égalité de tous les peuples. Je n'aime qu'à moitié ce mot de "fondateurs", aujourd'hui en 2005, car vous, Monsieur le Président Barroso, vous, Monsieur le Président Borell, vous ne pouviez pas être du nombre des fondateurs en 1957 car vos pays ne l'étaient pas: vous viviez sous une dictature. D'autres vivaient dans un régime totalitaire. Nous avions la chance, nous Français et nous Néerlandais, d'être libres. Par conséquent, aujourd'hui, cette notion-là, il faut la manier avec un peu de précaution. Si on doit adopter une constitution à l'unanimité, alors il faut aussi l'arrêter à l'unanimité: ce principe vaut dans les deux cas.
Le deuxième principe, c'est, pour ce qui est de l'élargissement, le respect de la parole donnée. Je pense en particulier à la Roumanie, à la Bulgarie, aux autres aussi, mais j'y ajouterai les Balkans. Donnons, et maintenons, aux pays des Balkans la perspective d'entrer dans l'Union européenne. Leur boucher cet horizon, c'est maintenir là une poudrière.
Troisième principe: l'Europe a encore et toujours besoin d'une constitution, ce, malgré les deux votes négatifs. Il y a, en France, un département qui nous montre le chemin. C'est celui de Philippe de Villiers, car le département qu'il préside, la Vendée, a dit "non" à Maastricht en 1992, mais a dit "oui" à la Constitution. M. de Villiers est totalement coupé des Vendéens, qu'il préside.
( Applaudissements)
Un technocrate, vous savez, point n'est besoin d'aller à Bruxelles pour en trouver. Un technocrate, de toute façon, c'est un technicien que l'on n'aime pas, c'est tout. Ce département nous montre le chemin: alors, ayons confiance dans les Vendéens de de Villiers.
( Applaudissements) |