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Face aux événements tragiques d'Andijan, j'insisterai tout d'abord sur l'impérieuse nécessité de mettre en place une commission d'enquête internationale dans des délais brefs, pour éclaircir les faits et mettre le gouvernement Karimov devant ses responsabilités. Aussi, l'Union doit agir aux côtés des ONG et du Haut-Commissariat aux réfugiés pour s'assurer du bon traitement des réfugiés à la frontière kirghize.
Le Parlement européen doit aussi pousser l'Ouzbékistan à mettre en oeuvre des réformes de fond pour remettre le pays sur la voie d'une démocratie réelle et d'un développement économique profitant à tous les citoyens. La multiplication des emprisonnements arbitraires et le recours à la torture et aux exécutions doivent être définitivement abandonnés. Le respect de la liberté d'expression, de la liberté de la presse, mais aussi des ONG constitue également des préalables à la bonne marche de nos accords de partenariat et de coopération.
Je tiens à insister sur le fait que le ferment des manifestations et du désarroi du peuple ouzbek trouve ses racines dans une situation économique et sociale dégradée, dans la pauvreté et l'impuissance face à la corruption. Doit-on manier la politique de la carotte et du bâton? Si le programme Tacis avec un suivi scrupuleux de l'allocation des fonds, doit être maintenu, nous pouvons rappeler au gouvernement Karimov que les accords de partenariat et de coopération sont soumis au respect strict de clauses concernant la démocratie et le respect des droits de l'homme. |