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En effet, les États-Unis d'Amérique et l'Union européenne codirigent les institutions de Bretton Woods. Cette coresponsabilité s'incarne notamment dans cette tradition, cet accord tacite, qui réserve aux Européens la direction du Fonds monétaire international et aux Américains celle de la Banque mondiale.
Le FMI, rappelons-le, a été créé pour préserver la stabilité du système monétaire international. Aujourd'hui, son rôle est bien différent. L'ensemble des pays en développement dépendent en effet du FMI, de ses financements et de sa bienveillance pour bénéficier des prêts nécessaires à leur développement durable. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur le bilan de cette politique. Outre que le FMI a partiellement failli à sa mission de surveillance de la stabilité économique mondiale en ne sachant pas anticiper, voire en suscitant plusieurs crises financières régionales et internationales, nous devons évaluer avec les États-Unis l'impact négatif des contreparties inspirées par le consensus de Washington, que le FMI exige des pays qui sollicitent son aide.
Enfin, dans le cadre de la réforme globale du système multilatéral, doit figurer, à l'ordre du jour des discussions transatlantiques, la réintégration des institutions de Bretton Woods au sein du système des Nations unies. |