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La décision du Conseil de mars - que vous avez inspirée largement, Monsieur le commissaire Almunia - de réformer le pacte de stabilité va dans le bon sens. Suffit-elle à rassurer sur la capacité de l'Union européenne à arrêter une stratégie de relance durable de l'économie? Non. Il est impossible de dissocier le débat sur l'avenir du pacte de stabilité et, donc, sur la coordination des politiques économiques et budgétaires du débat sur les perspectives financières. Comment voulez-vous réduire les déficits des États membres si, en contrepartie, l'Union ne se dote pas des moyens budgétaires permettant de garantir la cohésion sociale et de relancer l'économie européenne?
Je ne crois pas, personnellement, que l'austérité budgétaire dans les États membres, combinée à l'inertie budgétaire de l'Union, permette de répondre au double défi de la croissance et de l'emploi. Permettez-moi donc de dire qu'à cette étape, c'est maintenant qu'il faut parler de l'augmentation et de la diversification des ressources de l'Union, quitte à modifier les traités, pour permettre à l'Union de contracter les emprunts et de lever l'impôt européen qu'exige la crise économique et politique que nous vivons. |