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Les biens et les services culturels ne sont pas de simples marchandises comme les autres. Tout gouvernement doit avoir le droit de soutenir la production culturelle de son pays, sans être soumis aux sacro-saintes exigences de la liberté du commerce.
Nous avons réussi, jusqu'à présent, à faire prévaloir nos principes dans les enceintes internationales: le secteur culturel a été exclu de la négociation internationale sur la libéralisation des services à l'OMC.
Mais ceux qui considèrent que les biens et les services culturels relèvent de l'industrie du divertissement sont à nouveau à l'offensive. A leur initiative, les accords bilatéraux de libre-échange, incluant le secteur de la culture se multiplient. A l'Unesco, les représentants des Etats-Unis et leurs alliés cherchent, et dans une large mesure, réussissent, à affaiblir le texte original prévu pour la Convention.
La seule manière efficace de garantir nos droits à l'identité et à la diversité culturelle, c'est d'en faire un droit universel, reconnu par tous les peuples et défendu, dans les institutions internationales, par leurs représentants.
La Convention de l'Unesco doit devenir l'instrument juridique international de référence sur les questions de politiques culturelles; elle ne doit pas être subordonnée aux autres accords commerciaux. Elle doit disposer d'un mécanisme de règlement des différents efficace et être prête à être adoptée à la prochaine Conférence générale de l'Unesco, en octobre prochain. |