|
Je voulais féliciter Giovanni Pittella pour ce rapport et aussi pour l'exercice peu banal qu'il a réussi, en anticipant il y a quelque temps la communication de la Commission sur sa stratégie annuelle. Nous voulons en effet continuer à dégager les priorités de l'Union européenne, réussir la poursuite de l'élargissement et surtout réussir la relance de la politique de Lisbonne. Giovanni Pittella a réussi aussi à tenir compte du cadre actuel des négociations des futures perspectives financières. Les ambitions affichées par la commission dans sa Communication sont élevées. Mais d'ores et déjà, nous craignons que les ressources budgétaires ne soient pas à la hauteur de nos espérances. Pour nous, la relance de la stratégie de Lisbonne, c'est avant tout la création d'emplois de qualité. Nous attacherons donc une attention particulière au réalisme et à la mise en œuvre des aides aux PME et aux très petites entreprises.
Merci à notre rapporteur d'introduire une nouvelle notion dans notre budget: les instruments de financement éthique. L'Union européenne doit continuer et renforcer toutes ses actions qui permettent de créer la cohésion sociale, de promouvoir partout les droits de l'homme, d'aider nos jeunes, nos citoyens à se rencontrer, à s'écouter pour mieux comprendre notre culture, notre identité européenne.
Je tiens à ce que nous continuions notre collaboration avec la Commission pour la mise en place des projets pilotes et des actions préparatoires. Il nous faudra donc aussi trouver de nouvelles et de bonnes formes de communication. Jusqu'ici, malgré nos demandes, les résultats ne sont vraiment pas à la hauteur de nos espérances. Il faut que la Commission se dote d'une stratégie professionnelle qui corresponde à nos besoins. Informer régulièrement les citoyens de nos projets politiques et des décisions prises par l'Union.
Avant de terminer, je tiens à insister sur l'amendement que nous mettrons demain aux voix. Il faut que le Fonds de solidarité puisse être un recours pour tous les citoyens européens, où qu'ils soient dans le monde, en cas de catastrophe. L'aide de l'Union européenne doit respecter sa parole, ses engagements vis-à-vis de ses objectifs et spécialement dans le cadre du développement envers les pays les plus pauvres.
Nous devons aussi accompagner les changements démocratiques de ceux qui espèrent l'appui de l'Union européenne. Là encore, nous allons manquer de ressources. Une année de plus, la balle sera dans le camp du Conseil. Nous souhaitons qu'il se montre à la hauteur de ses promesses et de ses engagements. Le rôle de l'Union européenne en dépend et la crédibilité, pour les citoyens, de nos promesses et de nos projets en dépend aussi. |