|
Alors pour les cinq années qui viennent, essayons de changer la donne. C'est pour cela que, Monsieur le Président de la Commission, Monsieur le Vice-Président, j'ai été heureuse d'entendre ce matin de vos bouches que nous étions au début et non pas à la fin du processus de révision de cette stratégie, que nous n'attendions pas les résultats du Conseil européen comme une fin en soi.
Derrière le rendez-vous que nous avons aujourd'hui, il y a, à mon avis, au moins deux rendez-vous essentiels qui nous attendent. D'abord celui sur l'adoption des perspectives financières, et ce que vous venez de nous dire me semble aller dans le bon sens. Il y a ensuite la réforme du pacte de stabilité dont peu ont parlé ce matin et qui pourtant se heurte à ce qu'a dit notre collègue, M. Poettering, lorsqu'il demande stabilité et flexibilité. Mais où a-t-on vu que l'on peut recréer du leadership, où a-t-on vu que l'on peut recréer de la confiance en disant aux citoyens que rien ne doit changer sauf leur capacité à assouplir leur rapport au travail? Ce n'est pas comme cela que nous atteindrons les objectifs de la stratégie de Lisbonne.
Alors, si nous voulons vraiment mettre en œuvre cette stratégie, il nous faudra aussi une bonne réforme du pacte de stabilité. |