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Une Union européenne à vingt-cinq présente à l'évidence de plus fortes disparités économiques et sociales que lorsqu'elle était à quinze. C'est pourquoi nous devons encore plus aujourd'hui qu'hier promouvoir une réelle cohésion sociale sur notre continent.
Défendre un modèle social européen qui témoignerait d'une Europe de l'excellence, ce n'est pas défendre le statu quo. Nous devons au contraire tirer avantage de l'élargissement pour réaffirmer des politiques sociales et d'emploi qui peuvent caractériser l'Union européenne et servir également d'exemple à d'autres régions du monde.
Que signifierait une plus grande compétitivité sans une politique sociale juste? Que signifierait une meilleure croissance si elle ne profitait pas au plus grand nombre? La démonstration n'est du reste plus à faire: chacun sait que des politiques favorisant la cohésion sociale sont des facteurs déterminants du dynamisme économique. Or, les 22 et 23 mars prochain, les chefs de gouvernement prendront une décision cruciale pour l'avenir de l'Europe en adoptant une stratégie qui fixera pour cinq années l'agenda pour le développement économique.
Ils ne peuvent ignorer que des normes sociales élevées doivent s'inscrire dans le cadre d'une perspective économique gagnante parce qu'elles sont aussi indispensables à une Europe des peuples. |