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Le bilan social de l'Union européenne pour 2004, que nous examinons aujourd'hui et qui fait l'objet du rapport qui nous est présenté, est alarmant. Le chômage de masse, les inégalités sociales, l'instabilité et l'insécurité se sont développés au cours des vingt dernières années. Bien que le développement social et la lutte contre la pauvreté soient les objectifs communs des États membres, force est de constater que les lois du marché se développent aujourd'hui contre les personnes et que plus de 70 millions de citoyens européens se trouvent aujourd'hui en situation de grand risque de pauvreté et de précarité.
La question qui se pose à nous est simple: allonsnous promouvoir l'égalité sociale, l'égalité de développement ou laisser la libre concurrence détériorer la situation sociale européenne? C'est à cette question que nous devons répondre par l'adoption d'un agenda social qui prenne des mesures concrètes pour faire face au problème. Je n'ai pas le temps de développer mais je voudrais indiquer au moins deux priorités: nous devons progresser dans le sens d'une harmonisation vers le haut des situations sociales et non pas introduire un dumping social par l'intermédiaire de directives; il nous faut un partage des richesses qui permette la solidarité et non la concurrence entre régions pauvres et régions riches!
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