Pierre Schapira (PSE) - le 23 février 2005
Monsieur le Président, la tournure que prend le débat me surprend quelque peu. En effet, la discussion se concentre beaucoup sur l'identification des sources supplémentaires de financement. Même si nous avons raison, je me demande si ce débat ne va pas occulter la vraie question, à savoir: avant de s'interroger sur la quantité d'aide octroyée, ne devrions-nous pas d'abord nous efforcer d'améliorer la qualité et l'efficacité de l'aide existante? La question se pose d'autant plus que les discussions sur la taxation internationale ou sur la création d'un mécanisme de facilités de financement international relèveront d'une certaine hypocrisie, tant que les États-Unis et la grande majorité de la communauté internationale n'accepteront pas ces mécanismes.