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Comme le soulignait, en juin 2004, Javier Solanna, ce partenariat est pour l'Europe un enjeu stratégique, à condition toutefois qu'elle se donne les moyens de ses ambitions. D'abord, le processus de Barcelone doit constituer le premier pilier de la politique européenne de voisinage, dans la mesure où cette politique propose d'aller beaucoup plus loin que la simple coopération, jusqu'à un certain degré d'intégration politique et économique. L'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne doit en constituer le cadre démocratique; il faut encore la renforcer. La présidence européenne de l'APEM doit permettre la consolidation d'un partenariat équilibré. Parlons de codéveloppement appuyé sur un socle de valeurs communes: démocratie, bonne gouvernance, statut de la femme, développement durable, dialogue interculturel.
Enfin, ces objectifs supposent que l'Europe fasse de sa politique méditerranéenne une priorité budgétaire. |