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Je tiens néanmoins à rappeler ici qu'aucun engagement concret n'a encore été tenu. Seuls quatre États membres de l'Union européenne respectent aujourd'hui l'engagement de consacrer 0,7 % de leur PIB à l'aide au développement. Au rythme où vont les choses, les objectifs du Millénaire ne seront pas atteints en 2015. L'éradication de la faim et de la pauvreté est un problème aussi ancien que les solutions proposées pour y remédier: augmentation qualitative et quantitative de l'aide au développement, annulation et allégement de la dette, instauration d'une taxe mondiale sur les flux de capitaux, réforme des règles de commerce international pour un commerce plus équitable. En outre, toutes les initiatives aujourd'hui proposées ne peuvent qu'être des moyens supplémentaires consacrés à cette aide au développement et en aucun cas se substituer à des engagements pris depuis très longtemps.
Je serai, moi, vigilant dans le suivi de ces engagements, vigilant à l'égard de cette résolution, car seule une volonté politique sans faille permettra de mettre fin à ce fléau. La faim et la pauvreté ne peuvent se réduire à un débat éphémère soumis aux aléas d'une médiatisation de circonstance ou d'une charité de bon aloi. |