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dimanche 07 septembre 2008 |
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Au Parlement européen
Environnement
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Avec REACH, protéger la santé et l’environnement
Le projet de législation européenne REACH vise à réglementer l’utilisation des substances chimiques dans les produits industriels. Les pressions des gouvernements et des lobbies en menacent la portée.
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En avril 2004, Harlem Désir s’est joint à une campagne de prélèvements sanguins organisée par le WWF au Parlement européen, destinée à alerter les citoyens européens sur la diffusion de substances dangereuses dans l’environnement et l’alimentation. Les test pratiqués ont révélé la présence dans le sang des députés volontaires de pas moins de 76 produits toxiques. A cette occasion, Harlem Désir déclarait : « Cette enquête fait la démonstration qu’un règlement européen rigoureux, assortis de sanctions, encadrant la production et l’utilisation des produits chimiques est urgent pour la santé publique. »
C’est en principe l’objectif du règlement REACH (Enregistrement, Evaluation et Autorisation des produits chimiques), proposé par la Commission en 2003, qui vise à :
- obliger les industries chimiques à fournir les données de sûreté sanitaire et environnementale sur les substances qu'elles produisent.
- établir des listes de substances chimiques extrêmement dangereuses qui nécessiteraient une autorisation pour leur production.
- classifier comme « extrêmement préoccupante » toute substance chimique susceptible de provoquer un cancer, d’endommager le matériel génétique, d’être une toxine de la reproduction, et celles qui ne peuvent être décomposées par la nature et s'accumulent dans l'organisme des êtres vivants.
- remplacer ces substances chimiques « extrêmement préoccupantes » par des alternatives plus sûres.
Mais, le projet REACH est aujourd’hui menacé. L'industrie chimique s’y oppose au nom de la compétitivité, tandis qu’une partie du Conseil (France, Allemagne, Grande Bretagne) relaye ces arguments auprès de la Commission.
Dans ses dernières versions, le projet présente de nombreux reculs. L’information devant être fournie par les entreprises sur les substances mises sur le marché deviendrait inopérante Il n’existe plus de vraies garanties que les substances dangereuses soient retirées du marché. La bataille est maintenant engagée au Parlement européen pour garder un règlement ambitieux, avec l’appui du rapporteur socialiste, Guido Sacconi.
Comme le souligne Harlem Désir, il est indispensable de concilier compétitivité économique avec sûreté sanitaire et environnementale. C’est l’intérêt bien compris de l’industrie elle même. L’image des entreprises est gravement atteinte par les dégâts causés sur l’environnement et la santé. Le coût des pollutions chimiques croît pour elle aussi, sous le poids de la responsabilité civile. Le cas de l’amiante est là pour le rappeler. A l’avenir, l’industrie européenne doit miser sur l’excellence, la sûreté des produits et le développement durable qui correspondront à la nouvelle demande européenne et mondiale et non sur des procédés du passé.
Une législation européenne rigoureuse est une exigence légitime des citoyens et sera aussi un atout pour l’avance technologique et la compétitivité future des entreprises.
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