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En conséquence, je me félicite que dans la résolution prise par le Parlement européen, nous envisagions de susciter la mise en place d'un corps européen de sécurité civile qui a vocation à constituer une autre modalité d'aide, débarrassée d'arrière-pensées nationales et surtout de cette surenchère de l'urgence et de la charité, à laquelle nous avons assisté.
À cet égard, je souhaite que nous engagions un peu plus avant le mécanisme de coopération renforcé qui a été mis en place le 23 octobre 2001, par la création d'un véritable état-major de sécurité civile européen capable d'entraîner des experts et de les projeter à l'extérieur sous les couleurs de l'Union afin que l'Union européenne manifeste physiquement son engagement dans les périodes de réparation et d'urgence. Je souhaite également que nous en prenions compte dans le cadre des perspectives financières qui sont engagées, le fonds de solidarité étant notoirement insuffisamment souple pour mobiliser les aides nécessaires au transport des moyens, mais également pour pallier les secours d'urgence qui supposent une trésorerie parfaitement mobile et disponible. Déjà, en 1999, je m'exprimais en ce sens. Je salue les efforts accomplis par la Commission et le Conseil et je souhaite que très vite, l'Europe dispose de casques bleus de l'urgence, du bleu du drapeau européen. |