Vous êtes dans Interventions

Stratégie européenne en matière de diversité biologique (COP 9) et de prévention des risques biotechnologiques

Anne Ferreira (PSE) - le 23 avril 2008

Monsieur le Président, Madame le Commissaire, Monsieur le Ministre, chers collègues, c'est une très bonne résolution que la commission de l'environnement a adoptée; aussi, j'espère que la Commission européenne et les États membres tiendront compte des différentes recommandations qu'elle contient, notamment de la demande de faire preuve d'initiative et de conviction lors de la conférence de Bonn. Mais aussi d'agir en interne pour enrayer, d'ici à 2010, la perte de biodiversité au sein de l'Union européenne.


Je souhaite aborder trois des points soulevés par cette résolution. Tout d'abord, la question des agrocarburants, un certain nombre de collègues en ont déjà parlé. Leur coût environnemental est considérable tant sur les forêts que sur les terres agricoles et nous mesurons chaque jour davantage l'impact de leur développement sur les ressources alimentaires. Il ne saurait y avoir concurrence entre la ressource agricole destinée à l'alimentation et celle destinée à l'industrie, que ce soit pour la production d'agrocarburant ou l'agrochimie. Le lien entre alimentation et agriculture doit être établi clairement.

Ensuite la biodiversité marine. Nous avons beaucoup tardé sur ce sujet. Je ne peux qu'appuyer les demandes de la résolution d'agir très rapidement, notamment pour la mise en place des zones marines protégées.

Enfin sur les OGM. Nous disposons désormais d'études montrant leur impact négatif sur l'environnement et notamment sur les sols. Nous savons que leur dissémination entraîne une pollution des cultures conventionnelles, ce qui pose un problème pour la préservation de la biodiversité.

Par ailleurs, la concentration industrielle dans le secteur des semences et leur contrôle par quelques multinationales posent un autre problème. C'est une situation que la Commission et les États membres ne doivent pas négliger.

Enfin, la Conférence des parties à Curitiba, au Brésil, en mars 2006, a décidé de maintenir le moratoire sur les semences génétiquement modifiées restrictives. Ce fut une fort bonne décision, mais aujourd'hui, on peut se demander si ce moratoire est suffisant et s'il ne serait pas nécessaire d'interdire l'utilisation même de ce type de semences GM à usage unique.

Sur ces deux points, que comptent faire la Commission et les États membres lors de la Conférence des parties à Bonn? Avez‑vous aussi déjà une idée des critères de durabilité qui pourraient être présentés à Bonn concernant les agrocarburants?

{type_name}

{attribute_name}:

{attribute_value}

{alt}