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Liberté, sécurité et justice

Roselyne Lefrançois (PSE) - le 31 janvier 2008

Monsieur le Président, je souhaiterais évoquer trois questions qui me tiennent particulièrement à cœur. La première porte sur la manière dont nous allons appréhender la phase précédant l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Comme tous mes collègues de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, je souhaiterais que nous nous mettions d'accord, au niveau interinstitutionnel, pour anticiper les nouvelles dispositions applicables à notre domaine de compétences. Cela me semble en effet la condition sine qua non d'une collaboration efficace et transparente. Les nouvelles règles relatives au rôle des parlements nationaux devraient également être expérimentées dès cette année. En tant que rapporteur sur la décision‑cadre relative à la lutte contre le terrorisme, je me suis d'ailleurs engagée à coopérer de manière étroite et structurée avec ces derniers.


Concernant cette thématique du terrorisme, un état des lieux des différents textes déjà adoptés permettrait une meilleure lisibilité quant à leur champ d'application respectif et à leur interconnexion. De plus, si la lutte contre le terrorisme doit être une priorité de l'Union, la protection des libertés fondamentales doit l'être tout autant. Aussi, je serai extrêmement vigilante, en travaillant sur la décision‑cadre, à la clarté des définitions et des termes employés afin d'éliminer tout risque potentiel d'atteinte à ces libertés, et notamment à la liberté d'expression.

Je voudrais enfin dire quelques mots sur notre action future en matière d'immigration. L'Union a pendant longtemps eu pour principale préoccupation de se doter d'un véritable arsenal législatif pour combattre l'immigration clandestine, sans que cette attitude de protection des frontières soit contrebalancée par une politique d'immigration légale digne de ce nom. Je me réjouis donc des initiatives adoptées ces dernières années dans ce domaine et espère que la volonté politique sera aussi forte pour soutenir une Europe de l'accueil qu'elle ne l'a été pour défendre l'Europe forteresse.

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