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L'ensemble des institutions européennes doit en effet se mobiliser pour enrayer le développement de ces mouvements d'extrême droite, qui sont d'autant plus dangereux que les valeurs qu'ils véhiculent sont de plus en plus accompagnées d'atteintes aux droits de l'Homme portés par une idéologie raciste. Une telle dérive au sein même de l'Union Européenne est inacceptable.
En cohérence avec le texte de la déclaration écrite et de la résolution du PSE déposées sur ce sujet, l'action de la Commission doit donc être de deux ordres:
- une action positive pour rechercher, en collaboration avec les Etats-membres, les solutions politiques et légales appropriées, d'une part pour condamner les violations des droits de l'Homme et d'autre part pour mener une action préventive, en particulier à l'attention des jeunes, pour les sensibiliser aux valeurs fondamentales de l'Union.
- un engagement pour s'assurer qu'aucun fonds européen ne pourra être utilisé par une institution ou un organisme qui véhicule des valeurs ou des propos incitant à la violence xénophobe et raciste. Je tiens notamment à rappeler le cas précis de Radio Mariya en Pologne, qui a fait une demande de subventions européennes, et ce alors même que ses prises de positions non conformes aux principes des droits de l'Homme sont notoirement connues.
Je profite donc de la présence de la Commission aujourd'hui pour demander à nouveau qu'aucun fonds européen ne soit accordé à des médias qui sont une plateforme pour la diffusion d'idées racistes et donc l'impact sur la population est vaste et potentiellement très dangereux. |