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Kosovo

Pierre Pribetich (PSE) - le 28 novembre 2007

Monsieur le Président, chers collègues, le sable dans le sablier kosovar s'écoule inexorablement et le 10 décembre approche. Hélas, le dialogue de sourds continue entre un Kosovo hautement autonome à l'intérieur des frontières serbes et une indépendance surveillée. Les élections législatives du 18 novembre n'ont fait qu'accentuer les aspirations politiques, avec une victoire des partisans de l'indépendance dans un scrutin caractérisé par une abstention record.


L'Union européenne doit donc proposer une autre voie que celle de l'indépendance, affirmant ainsi une politique étrangère européenne. Le mot même d'indépendance est piégé, synonyme de chaos pour notre Europe. En validant cette voie, nous ouvrons la boîte de Pandore avec tous les nationalismes, les régionalismes, les localismes que cela implique sur notre propre territoire.

Dans un monde globalisé, l'indépendance est un leurre. Il faut appeler toutes les parties à construire une communauté régionale pour des échanges pacifiés, respectueux des principes démocratiques. Valider la partition et l'indépendance, c'est conforter les nationalismes. Souvenons-nous des propos du président François Mitterrand devant le Parlement: le nationalisme, c'est la guerre, et la guerre, ce n'est pas seulement le passé, cela peut être notre avenir.

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