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Suspension de la jachère

Bernadette Bourzai (PSE) - le 25 septembre 2007

Mesdames, Messieurs, Chers collègues, Madame la commissaire,
Je souhaite d'abord exprimer mon accord concernant la remise en culture, sur une base volontaire, des terres actuellement en jachère afin d'augmenter la production européenne en céréales et oléagineux, de reconstituer des stocks et ainsi, d'assurer notre auto-approvisionnement.


Deux campagnes de production et de commercialisation semblent par contre nécessaires pour permettre aux agriculteurs de s'adapter à ce changement.

Il est aussi important de contingenter les exportations de céréales pour privilégier la satisfaction des besoins européens.

Par contre je serais plus prudente avec la proposition d'une mesure de suppression des taxes sur les importations d'aliments pour animaux. J'ai bien conscience que l'augmentation du prix des fourrages met en grande difficulté les éleveurs mais je ne voudrais pas que cette mesure favorise les importations de soja ou maïs modifiés génétiquement. Je pense qu'il serait bon de favoriser et d'encourager le développement d'une filière d'alimentation animale européenne et exempte d'OGM, qui serait d'ailleurs plus à même d'assurer notre sécurité alimentaire et notre indépendance. Donc cette mesure ne devrait être que temporaire.

Je tiens aussi à rappeler que si le gel des terres a perdu sa justification économique, il présente des intérêts majeurs pour la biodiversité et la protection des sols et des cours d'eau qui doivent être reconnus et maintenus. Le groupe socialiste demande donc à la Commission de réaliser une étude d'impact des effets sur l'environnement de la suppression des jachères.

Je pense, en particulier, aux conséquences qu'aurait la suppression des jachères sur la nécessaire diversité des sources d’approvisionnement en pollen et en nectar des abeilles à un moment où, nous assistons à une crise grave d'appauvrissement des colonies voire de mortalité des abeilles.

Enfin, je pense que la question des prix des matières premières, des besoins alimentaires de la planète et des variations naturelles aggravées par le changement climatique ne pourra pas être réglée simplement par la suppression des jachères et qu'elle devrait être au cœur des débats sur l'avenir de la PAC.

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