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C'est malheureusement une question d'actualité permanente. Si l'on prend un exemple concret, la Birmanie, notre politique est illisible à l'extérieur:
Les membres de l’Union Européenne se sont engagés pour une position commune en faveur de la réconciliation nationale, de la démocratie et des droits de l'homme. Mais en pratique, les Etats européens sont divisés, d’où une position faible et inefficace, qui ne produit aucun effet sur le régime birman. La Grande-Bretagne, la République Tchèque, les Pays-Bas, l’Irlande et le Danemark veulent augmenter les pressions sur le régime birman, tandis que la France, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et la Pologne souhaitent réduire les mesures prises par l’UE...
Politiquement, l'Union européenne n'a pas de stratégie claire: on ne se concentre que sur l'aide humanitaire, ce qui est indispensable bien sûr, mais pas suffisant. Nous n'avons pris aucune position sur la manière dont le Conseil de sécurité de l'ONU devait traiter la situation birmane, n’offrant aucun soutien à une résolution. De plus, la Commission européenne a réduit le volume de ses subventions pour les projets visant à la promotion des droits de l’homme et de la démocratie en Birmanie. Bref, l'Union européenne n'a pas su user de son influence dans un sens positif et efficace afin de promouvoir et soutenir la démocratie et les droits de l’homme dans ce pays. L'échec récent de notre appel en faveur de la libération de la dissidente birmane Aung San Suukyi le prouve. Pourtant, le Parlement lui avait attribué le prix Sakharov en 1990.
Cet exemple illustre parfaitement le fait que nos trois institutions doivent agir ensemble, pour présenter une politique de défense des droits de l'homme cohérente et lisible. |